Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility

Femmes leaders dans la famille ignatienne

Christelle Nickie Assogba

Œuvre : Mer et Monde

Titre : directrice générale

Endroit : Montréal

En quoi consiste votre travail?
Mon travail consiste à organiser des stages de solidarité internationale au Sénégal afin de permettre à des personnes du Québec de rencontrer des gens d’une autre culture dans une dynamique de coopération et de partage. Je coordonne le travail que nous faisons au Sénégal avec les communautés et organisations partenaires afin de répondre aux problèmes ou besoins locaux, avec la collaboration de stagiaires québécois, ou en réalisant des projets.

Qu’est-ce que vous aimez le mieux dans votre travail?
La possibilité de contribuer au travail qu’accomplissent différentes organisations sénégalaises pour le développement de leur pays.

Parlez-nous d’un défi que vous devez relever à ce moment-ci?
Le grand défi sur lequel je travaille depuis deux ans est la reprise des activités de notre organisation. En raison de la pandémie, nous avons dû interrompre nos placements internationaux, et nous avons officiellement repris en 2023. Entre le recrutement de nouvelles personnes, la révision de nos outils et procédures, et plusieurs autres projets, je travaille sur tous les fronts, mais c’est pour une bonne cause.

Quelles sont les parts d’ombre et de lumière dans votre expérience de femme employée par un ordre religieux masculin?
Mer et Monde a été fondée par un prêtre jésuite, avec lequel je suis toujours en contact aujourd’hui, et j’aime participer aux discussions de la province jésuite canadienne sur les questions liées à l’éducation, à la justice, à l’écologie et aux relations avec les Autochtones. Ce lien m’aide à ne pas m’éloigner des valeurs et de la vision qui ont inspiré le fondateur de Mer et Monde. Même s’il s’agit d’un ordre religieux masculin, je constate une grande ouverture à la collaboration et à l’implication des laïcs et des femmes dans le travail de la province jésuite canadienne.

En ce qui concerne la part d’ombre, je dirais qu’il s’agit parfois d’un manque de compréhension ou d’appréhension des enjeux ou de la dynamique que vit l’ordre, mais avec le temps, au fil des rencontres, l’ombre se dissipe peu à peu.

En quoi la spiritualité ignatienne façonne-t-elle votre approche du travail?
Elle me rappelle que la foi et le désir de ressembler à Jésus-Christ doivent continuellement guider mon travail et mes actions, et cela m’est précieux.

Comment les jésuites et l’Église dans son ensemble pourraient-ils promouvoir plus efficacement le leadership des femmes?
Je pense que c’est en donnant aux femmes la possibilité de s’exprimer, de s’impliquer, mais aussi en les équipant grâce à des formations ou par d’autres moyens, que les jésuites et l’Église peuvent leur permettre d’exprimer leur leadership.