Chinh (Chris) T. Nguyen, SJ

Ville d’origine
San José (Californie)
Province
Ouest des États-Unis

« Durant mes études de théologie, nous avons organisé une démarche d’écoute synodale. Nous avons rencontré plus de 500 jeunes de la province pour connaître leurs besoins et savoir comment les Jésuites pourraient mieux les servir. Entendre la soif spirituelle de nos jeunes m’a rempli d’espérance : l’Esprit est vivant et grandit dans notre Église. »

Faits saillants de sa formation jésuite

  1. Deux années de noviciat, durant lesquelles il a appris à écouter et à discerner la voix de Dieu dans la prière, notamment lors de la retraite silencieuse des Exercices spirituels de 30 jours.
  2. Il a passé un mois dans la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud, dans le cadre de l’expériment de pauvreté, durant sa première année au noviciat.
  3. Pendant sa régence, il a travaillé au Newman Center de l’Université de Californie à San Diego : il a accompagné de jeunes adultes et les a emmenés vivre des expériences d’immersion en Basse-Californie.

Après son ordination

Il retournera travailler au Newman Center de l’UC à San Diego et examinera comment la province jésuite de l’Ouest peut mieux servir les jeunes, les jeunes adultes et les jeunes familles.

Chinh (première rangée, à gauche) avec d’autres jésuites de la communauté de San Diego dans la chapelle de la Conversion au château de Loyola à Azpeitia, en Espagne, lors d’un pèlerinage en juin 2025.

Diplômes universitaires

Baccalauréat en biochimie et biologie cellulaire, University of California, San Diego ; maîtrise en systèmes d’information, University of Santa Clara ; maîtrise en philosophie sociale, Loyola University Chicago ; maîtrise en théologie pastorale, Jesuit School of Theology of Santa Clara University.

Un aspect de l’histoire de la Compagnie qui vous inspire particulièrement ?

Je suis inspiré par les missionnaires Michele Ruggieri, SJ, et Matteo Ricci, SJ, fondateurs des missions jésuites en Chine. Leur capacité à s’adapter à la culture locale, à la comprendre, à apprendre la langue et à s’imprégner de la culture des populations qu’ils servaient leur a permis de proclamer l’Évangile en Extrême-Orient.

Avec seulement quelques jésuites, ils ont fondé des missions de Macao à Pékin. Leur curiosité et leur capacité d’adaptation aux coutumes et traditions locales, au service de l’Évangile, m’inspirent profondément. Ils ont eu l’humilité de se départir des mœurs européennes et d’adopter des pratiques qui leur étaient étrangères. C’est ce modèle d’évangélisation que j’espère suivre alors que nous continuons de proclamer la Bonne Nouvelle aux populations marginalisées.

Racontez-nous une expérience particulièrement significative que vous avez eue pendant votre formation, et dites-nous pourquoi elle est importante à vos yeux.

Durant mes études de théologie, nous avons organisé une démarche d’écoute synodale intitulée « Exprimez-vous : les Jésuites sont à l’écoute ». Nous avons rencontré plus de 500 jeunes de la province pour connaître leurs besoins et savoir comment les Jésuites pourraient mieux les servir. Entendre la soif spirituelle de nos jeunes m’a rempli d’espérance : l’Esprit est vivant et grandit dans notre Église.

Il est bouleversant de constater les aspirations et les besoins insatisfaits de nos jeunes. Je suis touché par la vulnérabilité qu’ils expriment et je me sens interpellé par la nécessité d’annoncer l’Évangile à ces jeunes qui se sentent ignorés et marginalisés. J’espère que, grâce à notre processus synodal d’écoute et de discernement, nous pourrons proposer à la province des solutions concrètes pour amorcer un processus de réconciliation avec les jeunes de notre Église. Accompagner nos jeunes donne sens à ma vocation, et notre processus synodal d’écoute et de discernement a été pour moi une source de réconfort.