« J’aime que nous soyons des hommes qui consacrons notre vie à servir le Christ, notamment en œuvrant avec lui dans des lieux oubliés, auprès de personnes souvent négligées ou laissées pour compte. En travaillant dans une prison, avec des hommes qui ont commis des crimes terribles, j’ai entendu l’appel du Christ à être avec lui, à témoigner de la lumière qu’il est et qu’il apporte jusque dans les ténèbres les plus profondes. »
Il passera l’été à la paroisse St. Francis Xavier (College) de Saint-Louis et, à compter de l’automne, il sera l’adjoint du maître des novices au noviciat de la province centrale et méridionale, et aumônier à l’Université Regis de Denver.
Baccalauréat en études théologiques et philosophie, Saint Louis University ; maîtrise en études théologiques, Boston College Clough School of Theology and Ministry ; licence en théologie, Jesuit School of Theology of Santa Clara University.
Il y a une citation du père Jérôme Nadal, proche collaborateur de saint Ignace de Loyola, qui résume parfaitement ce que j’aime dans la Compagnie de Jésus : « La Compagnie prend soin des âmes délaissées ou négligées. C’est la raison d’être de la Compagnie de Jésus. C’est sa force. C’est sa dignité au sein de l’Église. »
J’aime que nous soyons des hommes qui consacrons notre vie à servir le Christ, notamment en œuvrant avec lui dans des lieux oubliés, auprès de personnes souvent négligées ou laissées pour compte. En travaillant dans une prison, avec des hommes qui ont commis des crimes terribles, j’ai entendu l’appel du Christ à être avec lui, à témoigner de la lumière qu’il est et qu’il apporte jusque dans les ténèbres les plus profondes.
Je pense à mes amis de la Compagnie qui incarnent la « force » identifiée par Nadal en enseignant à des élèves de niveau intermédiaire dans une école de la Nativité, en menant des recherches sur la pêche en collaboration avec les populations locales d’Afrique subsaharienne, en entraînant des étudiants dans une réserve autochtone.
Et je repense à tous les lieux où j’ai été envoyé en mission : auprès des demandeurs d’asile à la frontière ; au sein d’une communauté de L’Arche ; je songe aux liens tissés avec les hommes et les femmes sans-abri ; aux échanges et aux prières avec les détenus ; au chant dans la chorale et au service diaconal en paroisse. Je m’émerveille de la façon dont ma vocation de jésuite m’a conduit à rencontrer le Christ dans tous ces lieux, et je constate que la Bonne Nouvelle resplendit là où elle serait autrement cachée.
Il y a beaucoup de choses qui me procurent de la joie, mais l’une d’entre elles ressort particulièrement : c’est le dialogue spirituel que je peux avoir avec des personnes de tous horizons. Lors d’un pèlerinage d’une semaine à Rome en octobre 2024, à l’occasion du Synode sur la synodalité, j’ai vécu une expérience profonde en cheminant avec des étudiants et en échangeant sur leurs interrogations et leurs aspirations pour l’avenir.