« Avant d’entrer chez les Jésuites, je concevais la vocation comme un renoncement. En prononçant mes vœux, je renonçais à mes relations, à mon argent et à ma liberté. Mon expérience a été tout autre. Les sacrifices liés à la vocation sont réels, oui, mais ils sont insignifiants comparés à tout ce que je reçois en tant que jésuite. »
Il sera vicaire à la paroisse Saint-Ignace-de-Loyola de Chestnut Hill, dans le Massachusetts.
Baccalauréat en administration des affaires, Fordham University ; maîtrise en économie, Fordham University ; maîtrise en philosophie sociale, Loyola University Chicago ; maîtrise en théologie pastorale, licence en théologie et maîtrise en théologie, Jesuit School of Theology of Santa Clara University.
Pendant mes premières études à l’Université Loyola de Chicago, un autre jésuite m’a initié au CrossFit. J’ai tout de suite accroché, et c’est devenu pour moi une façon de découvrir les villes où l’on m’a affecté. Au long des périodes de formation, qui sont parfois très axées sur les études, c’est un excellent moyen de rester en forme et de se changer les idées au moins une heure par jour.
En Californie, ma communauté de CrossFit m’a particulièrement encouragé. L’une des membres a même organisé ma fête d’ordination diaconale dans son restaurant ! Un autre est rabbin dans la région, et nous discutons régulièrement de la Bible hébraïque. En prime, nous faisons toutes et tous une excellente séance d’entraînement chaque jour.
Avant d’entrer chez les Jésuites, je concevais la vocation comme un renoncement. En prononçant mes vœux, je renonçais à mes relations, à mon argent et à ma liberté. Mon expérience a été tout autre. Les sacrifices liés à la vocation sont réels, oui, mais ils sont insignifiants comparés à tout ce que je reçois en tant que jésuite.
Ce que j’ai perdu avec la relation exclusive que j’ai sacrifiée, je le retrouve au décuple dans la richesse des amitiés que j’ai pu tisser. Je reste proche des étudiants avec lesquels j’ai travaillé dans les rues de Chicago, auprès des sans-abri. Proche des acteurs que j’ai dirigés lors d’un été au Honduras. Proche des confrères jésuites avec lesquels j’ai étudié à Nairobi. Je n’aurais jamais imaginé un tel réseau.
Ce que j’ai perdu en biens matériels, je le retrouve en une multitude d’expériences à travers le monde, bien plus enrichissantes que n’importe quel voyage que j’aurais pu organiser. J’ai vécu dans une douzaine de villes différentes et j’ai pu m’imprégner de la vie culturelle de nombre d’entre elles. J’ai découvert les spécialités locales, de la pizza à pâte épaisse de Chicago à l’ugali de Nairobi en passant par les pupusas du Salvador.
Il y a plusieurs de ces expériences que je n’aurais pu faire en tant que laïc. Ma vocation jésuite m’a enrichi immensément.