Josef Raoul P. Rodriguez, SJ

Ville d’origine
South Plainfield (New Jersey)
Province
Midwest des États-Unis

« Depuis que je suis chez les Jésuites, j’ai approfondi ma pratique de la composition musicale. Bref, composer est devenu pour moi une forme de prière, une manière d’écouter. La composition est à la fois un loisir et une pratique contemplative : elle unit l’imagination, la théologie et la louange. »

Faits saillants de sa formation jésuite

  1. Au noviciat, il a fait son pèlerinage de 30 jours dans les territoires navajos et pueblos du sud-ouest des États-Unis, où il a découvert la culture et la langue de ces peuples.
  2. Il a fait sa régence à l’Université Creighton, où il a enseigné la philosophie et participé à l’apostolat de la musique et à l’orchestre universitaire, ce qui a confirmé son désir de travailler dans l’enseignement supérieur.
  3. En tant qu’aumônier de la chorale de l’Université de Boston College, il a accompagné le groupe lors de ses tournées en Suède, en Norvège et en Italie, en offrant aux étudiants un accompagnement spirituel.

Après son ordination

Il terminera une licence en théologie et en théologie systématique à la Clough School of Theology and Ministry du Boston College avant de poursuivre des études doctorales en théologie axées sur les sacrements et la liturgie.

Josef embrasse sa mère, Wilhelmina Rodriguez, après son ordination diaconale.

Diplômes universitaires

Licence de philosophie, Pontifical Athenaeum Regina Apostolorum ; maîtrise en philosophie, Fordham University ; maîtrise en études théologiques, Boston College Clough School of Theology and Ministry.

Indiquez un passe-temps que vous pratiquez comme jésuite, et pourquoi ce hobby est important pour vous.

Depuis que je suis chez les Jésuites, j’ai approfondi ma pratique de la composition musicale. Des années d’écoute, d’interprétation et d’étude de musiques de genres très variés m’ont progressivement permis de développer mon propre style. Je suis particulièrement influencé par la tradition du chant grégorien et par le langage néo-romantique de la musique de film, qui cherchent l’un et l’autre à transmettre du sens par la couleur, le geste et l’atmosphère.

Plus encore qu’un genre de musique particulier, c’est la prière ignatienne qui a façonné mon processus de composition. La pratique de la prière imaginative, la composition de lieu, fait maintenant partie intégrante de mon processus d’écriture musicale. Je pars souvent d’une vérité théologique ou d’une intuition spirituelle que je me sens poussé à exprimer, que la musique contienne ou non des paroles. Dès lors, je porte une attention particulière aux interprètes, car j’accorde une importance capitale à l’incarnation. Je m’efforce d’écrire une musique attentive aux musiciens et aux instruments réels, une musique modelée par le souffle, les gestes et la présence physique.

Mon expérience personnelle de chanteur et de musicien approfondit cette approche : elle me permet d’imaginer la musique de l’intérieur, depuis le corps de l’interprète, plutôt qu’à distance et de manière abstraite. Bref, composer est devenu pour moi une forme de prière, une manière d’écouter. Je m’efforce de rester attentif aux mélodies présentes dans la création elle-même, que je perçois comme la trame musicale du Seigneur. La composition est à la fois un loisir et une pratique contemplative : elle unit l’imagination, la théologie et la louange.

Racontez-nous votre vocation. Une seule condition : vous devez utiliser dix mots ou moins.

Le chemin a été long et sinueux !