« En entrant dans la Compagnie, je n’entrevoyais pas de faire de longs séjours à l’étranger. J’ai été surpris d’apprendre que j’irais à Rome pour mes études de théologie, et la vie au sein d’une grande communauté internationale (des confrères de 33 pays différents) a été, somme toute, une expérience enrichissante. »
Il fera une maîtrise en histoire de l’art au Courtauld Institute of Art à Londres.
Baccalauréat en philosophie, University of Dallas; maîtrise en langues classiques, Columbia University; baccalauréat en théologie, Université pontificale grégorienne
Depuis que je suis allé étudier en Italie, j’ai pris goût aux langues. J’ai d’abord appris le latin et le grec parce que je voulais avoir accès à la littérature et à la philosophie de l’Antiquité, et j’ai ensuite étudié l’allemand, puis l’italien, par nécessité. Avec le temps, les langues sont devenues pour moi non seulement un outil utile en contexte international, mais aussi un véritable plaisir.
Je suis très impressionné par l’élaboration du Ratio Studiorum et la gestion de nos collèges aux XVIIe et XVIIIe siècles, avant la suppression de la Compagnie. Notre engagement en faveur d’une éducation humaniste équilibrée, qui avait pour but de cultiver la vertu et l’acuité intellectuelle, a lancé un immense effort collectif qui a mobilisé la grande majorité des jésuites durant cette période. J’estime que cette initiative a été très fructueuse sur le plan apostolique.
Alors que j’étais en régence, le père de l’un de mes étudiants est décédé, et l’on m’a invité à faire l’homélie à ses funérailles. Ce n’était pas le genre de défi que je me sentais prêt à relever et j’ai eu du mal à trouver le ton juste pour accompagner la famille dans son deuil. Cette expérience m’a beaucoup appris sur la perte, le deuil et sur l’action de la foi à ces moments de notre vie.
En entrant dans la Compagnie, je n’entrevoyais pas de faire de longs séjours à l’étranger. J’ai été surpris d’apprendre que j’irais à Rome pour mes études de théologie, et la vie au sein d’une grande communauté internationale (des confrères de 33 pays différents) a été, somme toute, une expérience enrichissante.