« Dans cette vie partagée, j’ai trouvé une camaraderie joyeuse et décontractée qui me rappelle que les premiers compagnons étaient avant tout, justement, des compagnons, qui partageaient le pain et cherchaient Dieu ensemble. »
Il collaborera à la pastorale universitaire à l’Université John Carroll, à University Heights, dans l’Ohio.
Curieux, souple, doué d’un bon sens de l’humour.
Les langues ont occupé une place centrale dans ma formation, et je suis profondément touché par la place qu’ont occupée les langues dans la mission de la Compagnie et par l’apport des jésuites à la linguistique. Je pense à Alexandre de Rhodes, dont les travaux ont posé les fondements d’un alphabet vietnamien écrit ; à Arnos Padiri (Johann Ernst Hanxleden), dont le lexique et les hymnes malais sont encore chantés aujourd’hui au Kerala ; et même à l’exemple contemporain de Patrice Jullien de Pommerol, qui a développé des ressources pour l’étude de l’arabe tchadien. La Parole doit s’incarner dans des cultures particulières, et les jésuites sont depuis longtemps à l’avant-garde de ce travail d’incarnation.
Lorsque j’ai découvert les Jésuites, j’ai d’abord été frappé par les exploits héroïques de personnalités hors du commun : on pense à François Xavier contemplant les rivages de la Chine au terme de son parcours missionnaire, ou à Pierre Canisius sillonnant l’Europe pour catéchiser et convertir les fidèles. Mais l’une de mes découvertes les plus importantes et de mes plus grandes joies, c’est l’amitié jésuite : une amitié enracinée dans des expériences partagées, des références communes et des récits transmis de génération en génération sur les jésuites d’autrefois. Dans cette vie partagée, j’ai trouvé une camaraderie joyeuse et décontractée qui me rappelle que les premiers compagnons étaient avant tout, justement, des compagnons, qui partageaient le pain et cherchaient Dieu ensemble