Shane Liesegang, SJ

Ville d’origine
Santa Monica (Californie)
Province
Ouest des États-Unis

« J’ai œuvré dans divers ministères à travers le monde, auprès de personnes très différentes, mais l’une des confidences qu’on me fait le plus souvent, c’est : « Personne ne m’écoute vraiment. » Je n’y parviens pas toujours parfaitement, mais quand je suis au mieux de ma forme, j’écoute. Et c’est bien là l’essentiel du travail. »

Faits saillants de sa formation jésuite

  1. Il a fait un pèlerinage de 30 jours de New York à Los Angeles, en séjournant dans des maisons du Mouvement des travailleurs catholiques tout au long du chemin.
  2. Il a travaillé pour le Service jésuite des réfugiés au Liban, en Irak, en Jordanie et en Syrie.
  3. Il a étudié la théologie des migrations et l’accompagnement pastoral des migrants aux Philippines, où il a été ordonné diacre et où il a baptisé plus de 200 personnes.

Après son ordination

Il passera l’été à faire du ministère à la paroisse Saint-Ignace de Portland, en Oregon, avant de déménager à Bangkok, en Thaïlande, pour devenir responsable régional de la réconciliation pour le Service jésuite des réfugiés dans la région Asie-Pacifique.

Shane baptise un nourrisson à la paroisse Mère de la Divine Providence à Payatas, Quezon City, aux Philippines. C’est son premier baptême, mais il baptisera finalement plus de 200 personnes.

Diplômes universitaires

Baccalauréat en sciences cognitives et théâtre, University of Virginia ; maîtrise en technologies du divertissement, Carnegie Mellon University ; maîtrise en ressources philosophiques, Fordham University ; maîtrise en économie politique internationale et développement, Fordham University ; maîtrise en théologie pastorale ; Boston College Clough School of Theology and Ministry.

Racontez-nous une expérience particulièrement significative que vous avez eue pendant votre formation, et dites-nous pourquoi elle est importante à vos yeux.

Dès mon noviciat, j’ai travaillé comme aumônier dans un centre de traumatologie de niveau II à Watts, en Californie. Le plus souvent, je m’asseyais au chevet d’une personne dans une petite chambre d’hôpital, et j’écoutais simplement le récit de sa vie.

Un jour, j’en ai parlé au frère franciscain qui dirigeait l’aumônerie, un homme d’une grande sagesse, fruit de décennies d’expérience. Il m’a interrompu : « Vous avez dit quelque chose dont vous n’avez pas forcément conscience, et c’est très important. Vous avez dit que vous étiez simplement en train d’écouter ce patient. » Il a marqué une pause pour s’assurer que je l’écoutais. « Je sais que ce n’était pas votre intention, mais cela m’a un peu rappelé ce qui se passe quand on me décrit comme un simple frère, plutôt que comme un prêtre. » Il a marqué une autre pause. Son regard bienveillant (et je n’avais jamais vraiment compris ce qu’est un « regard bienveillant » avant de rencontrer le frère Richard) s’est fait pensif. Il a ajouté : « Ici, le plus souvent, l’écoute est le cœur du travail. Ne la sous-estimez jamais. »

Bien que la majeure partie de mon ministère ait été faite de ce que l’on pourrait appeler un travail « actif », je n’ai pas oublié la leçon du frère Richard : l’importance d’être présent (et non pas « juste » présent) aux gens et de les traiter avec la dignité qui revient à des êtres humains dont l’histoire mérite d’être entendue. J’ai œuvré dans divers ministères à travers le monde, auprès de personnes très différentes, mais l’une des confidences qu’on me fait le plus souvent, c’est : « Personne ne m’écoute vraiment. » Je n’y parviens pas toujours parfaitement, mais quand je suis au mieux de ma forme, j’écoute. Et c’est bien là l’essentiel du travail.

Racontez-nous votre vocation. Une seule condition : vous devez utiliser dix mots ou moins.

Dieu a refusé de me laisser tranquille.