« Durant mon noviciat, j’ai vécu dans les rues de Baltimore, où je me suis lié d’amitié avec de nombreuses personnes sans-abri. Ce « pèlerinage » m’a donné la grâce d’éprouver l’amour et la bienveillance des plus pauvres d’entre nous. »
Il enseignera la théologie à l’école secondaire jésuite de l’Université de Detroit.
Baccalauréat en finance et en marketing, University of Wisconsin-Madison ; maîtrise en service social, University of Chicago ; maîtrise en théologie pastorale et en théologie, Boston College Clough School of Theology and Ministry.
(1) « En retard ». Ma famille adore me taquiner parce que je suis toujours en retard, surtout aux réunions de famille. On parle souvent de « l’heure de Tommy » ! (2) « Affamé ». J’adore manger, et j’ai tendance à manger beaucoup ! Mais ma famille respecte aussi mon appétit spirituel : ma soif de Dieu et de vérité. (3) « Grand enfant ». J’ai onze neveux et nièces, et, comme il se doit pour l’oncle un peu gaffeur de la famille, j’adore laisser libre cours à mon âme d’enfant en jouant avec eux.
Durant mon noviciat, j’ai vécu dans les rues de Baltimore, où je me suis lié d’amitié avec de nombreuses personnes sans-abri. Je suis devenu très proche d’un jeune homme qui séjournait dans le parc où je passais souvent la nuit. Nous allions fréquemment ensemble à la soupe populaire, à des réunions (il luttait contre la toxicomanie), ou alors nous flânions en ville les jours de beau temps. Avant mon départ de Baltimore, il m’a laissé une carte pour me remercier de notre amitié. Il y avait aussi glissé un billet de 20 dollars. J’ai été profondément touché par sa générosité. Voilà un homme qui vivait littéralement dans la rue par manque d’argent et qui n’en était pas moins prêt à tout m’offrir pour m’aider dans mon cheminement. Ce « pèlerinage » m’a donné la grâce d’éprouver l’amour et la bienveillance des plus pauvres d’entre nous.